Depuis que je me suis lancé dans la cartomagie, j’ai pu remarquer que l’as de pique était bien plus travaillé que le reste des as.

J’ai donc fait quelques recherches pour essayer de comprendre pourquoi cette carte en particulier était différente, et s’il y avait de réelles raisons derrière tout ça. 

Dans cet article, je vais partager le résultat de mes recherches avec vous.

Nous allons voir pourquoi le design de l’as de pique est différent, et pourquoi cette carte est appelée « la carte de la mort ».

Dans un premier temps, il faut noter que cette différence de design n’est pas dans tous les paquets de cartes. L’as de pique des paquets français, par exemple n’est pas embellit.

On peut voir des as de piques avec beaucoup de fioritures seulement dans les paquets de cartes Anglais ou Américains… Comme sur nos fameuses cartes bicycle.


Il existe une explication historique à ce fait.

Comme j’ai déjà pu le mentionné dans mon article sur l’histoire des cartes, le design des cartes américaines sont tirées des cartes anglaises, qui découlent elles-mêmes de celui des cartes françaises de Rouen.

Nous n’avons cependant pas besoin de remonter aussi loin pour parler de l’as de pique, simplement parce qu’à l’époque, il n’avait absolument rien de particulier… Comme vous pouvez le voir sur cet as de pique datant de 1680.

Donc pourquoi a-t-il prit les ornements que nous pouvons observer aujourd’hui ?

Les débuts de l’As de pique ornementé

La différence de l’as de pique par rapport aux autres as du paquet a commencé au 17e siècle. James I puis Queen Anne ont imposés que l’as de pique porte l’insigne de l’imprimerie ayant faite les cartes.

Etant donné que l’as de pique était la dernière carte du paquet classé prêt à la vente, ça permettait aux acheteurs de confirmer la qualité de leur paquet en un clin d’œil.

Quelques années plus tard la taxe du « stamp duty » fut élargie par Queen Anne pour inclure les paquets de cartes, qui était extrêmement populaires à l’époque.

Ça marche ? Taxez-les !

Beaucoup de méthodes différentes ont étés utilisées pour montrer que la taxe avait été payée.

Ils ont commencé à tamponner l’emballage du paquet, mais étant donné que tout le monde ne garde pas forcement l’emballage des cartes, ils ont rapidement préféré tamponner la dernière carte du paquet classé : l’as de pique.

Il était maintenant possible de punir tous les fraudeurs qui jouaient aux cartes dans la rue avec un as de pique non tamponné - oh my gosh !

Old fizzle

En 1765, les imprimeurs de cartes étaient interdits d’imprimer leur propres as de pique, c’est l’état qui allait s’en occuper.

Le tamponnage à la main fut remplacé par un as de pique officiel imprimé par le bureau des taxes qui incorporait le blason royal.

En 1828, le « Duty Ace of Spades » – aussi connu sous le nom de « old fizzle » – était imprimé pour montrer que la taxe réduite d’un shilling avait été payée.

Ok, on réduit les taxes…

Le système fut une nouvelle fois changé en 1862 quand la taxe de three penny fut introduite. Et même si les fabricants pouvaient recommencer à imprimer leur propre as de pique, et choisir le dessin de leur choix.

La plupart décidèrent de garder l’as de pique orné qui est toujours populaire aujourd’hui.

L’as de pique est aussi souvent utilisé pour donner l’identité du fabriquant des cartes, tout comme à la fin du 17e siècle.

Les cartes américaines

La majorité des cartes américaines étaient toujours importées du royaume uni jusqu’au milieu de 19e siècle. Ils avaient donc eux aussi l’habitude de voir un as de pique bien "pimpé".

Un siècle et demi plus tard, la taxe sur les cartes est abolie au royaume uni, et les États-Unis font de même cinq ans plus tard.

Mais la tradition de l’As de pique embellit resta quand même pour de bon.

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